Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 12:06

Si j’étais à toi. Plongé dans tes yeux, je me délecterais de te voir, effleurant de mon regard les courbes de ton visage, rêvant de toucher tes lèvres pour atteindre tes sentiments les plus tendres. Allongé près de toi, le temps s’écoulerait sans durée et le contact de ta main me ravirait pour une éternité divine. Celle-ci portée à mes lèvres j’emploierais tous mes sens à inscrire sa forme, sa couleur, son odeur et tous ses plus infimes détails dans ma mémoire, comme une provision de toi au cas où nous viendrions à nous séparer un instant. Je t’écouterais parler pendant des heures avec comme simple ambition de comprendre ton univers et m’y plonger de toute mon âme, de connaître tes goûts pour te plaire, de découvrir tes qualités pour me reposer sur toi et tes faiblesses que nous surmonterions ensemble. J’inventerais les histoires les plus improbables, les agrémentant de mimiques évocatrices à seule fin d’entendre ton rire m’emplir de joie et d’accaparer tes yeux pétillants de bonheur. La teneur de mes sentiments revêtirait des formes et des couleurs que tu ne trouverais que dans mon corps pour peu que tu y colles une oreille attentive. Tu y susciterais des doubles spirales bleu lové au goût acidulé relevé sur la fin d’un soupçon d’épice et qui laisseraient en bouche une touche de fruits inconnus. Tu créerais devant mes yeux une pluie d’étoiles, tantôt montantes et descendantes qui accélèreraient en ligne droite pour disparaître en un éclair, tantôt batifolant au gré de leur humeur, s’entrechoquant ou se rasant du bout des doigts, et cependant toujours captivantes jusqu’à forcer mon intérêt et mon admiration. Un monde onirique ponctué de réalités bienfaisantes où je bataillerais contre les forces qui tenteraient d’occulter tant de félicités, où je tenterais d’enlever la plus formidable des princesses; où, à tes yeux, je serais … ton prince charmant. L’amour se caractériserait dans les gestes de la vie : une œillade suivie d’un sourire lorsque nous nous frôlerions, un fou rire commun alors que nous nous apercevrions que notre compréhension mutuelle se passe de paroles, le sexe comme un prolongement de nos désirs personnels tant notre connaissance de l’autre nous pousserait chacun à partager les mêmes plaisirs. Le ravissement de te rendre heureuse constituerait mon unique accomplissement, des menues attentions quotidiennes au combat de ma vie, servir la grandeur de la tienne. Couverte de fragrances fleurées, mon insistance à te dégager des tracas n’aurait d’égale que ta liberté d’accomplir tes desseins, soutenue sans faille, même dans les pires moments, d’une passion inconditionnelle. Elle ne faiblirait jamais, muerait quand nous vieillirions pour atteindre des nouveaux modèles d’amour, fous jusque dans la mort, finissant en une étreinte digne des plus beaux contes qui mettent en scène de jeunes amants.

 

 

 

link 

visiter l'<a href="http://www.abcdesblogs.com" title="annuaire des blogs">annuaire blog</a> gratuit

<a href="http://www.annuairedesblogs.org" title="annuaire des blogs">annuaire blog</a>

<a href="http://quoi2neuf.eu/">Annuaire de blogs quoi2neuf</a>

<a href="http://www.annuaireblog.org" title="Annuaire blog">Blog</a>

 

http://www.boosterblog.com 

<a href='http://trobonplan.com' title='Trop bon Plan'>Bons Plans</a>

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 13:57

N'y a-t-il aucun moyen de te séduire avec des mots ? L'envie de chair, le sourire en coin, les mains qui se frolent, le regard évocateur, dévastateur, tout cela ne peut se remplacer par une feuille noircie même si elle contient l'ame que l'on cache habituellement. A l'évocation de tes yeux qui apparaissent pour une fois maquillés, sublimant alors la pénétration de ton regard dans mon coeur, je frémis de bonheur, je pétille de folie et me vois emporter dans une vision chimérique où tu t'arrêtes, intriguée par ces écrits." Pour quelles raisons succomber à un inconnu dont je ne connais qu'une suite de phrases ?" Peu importe qu'on me dise beau et gentil, un changement survient dans la vie quand le moment de dépasser les critères établis se fait ressentir. Alors je m'adresse à toi, maintenant, et je ne dévoile rien d'autre que mon désir de te charmer différemment. Comme s'il suffisait de te décrire un tapis persan alternant l'azur et le pourpre dont les franges flotteraient au vent tandis que, enlacés, ta peau douce contre la rudesse de la mienne, nous contemplerions le monde défiler sous nos pieds. La magie se prolonge alors que le tissu devient page, les franges des lettres et que de ta chaleur je ne perçoive plus que l'embrasement de ton esprit. Dis moi que tu m'aimes, crie le en beau caractère jusqu'à ce que le message transcende la toile et me parvienne sans l'artifice de ta beauté. 

 

 

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 13:12

A l’ombre de la bienséance, je t’observe t’échiner à te fondre dans la masse. La valeur dont tu te crédites sous évalue la pénétration de ta séduction. Tu vaux mieux que ça, tu le sens, et malgré tout tu t’alanguis, tu regardes déjà derrière toi, contemples les rêves que tu n’as jamais atteints, ou pire tes meilleures années comme si leur seul souvenir satisfaisait la conscience aiguë de ta déchéance. Mais tu le sais, rien ne t’empêche d’exploser, d’exhumer les envies tapies au fond de toi. Redresse la tête, tu es belle. Au moins autant que toutes les autres. Un sourire est un bon début. Ta simple joie d’exister transcende l’aspect et plonge ton admirateur dans ton esprit plutôt que sur l’apparence. Nous nous targuons d’y accorder une attention toute particulière à l’inverse des animaux. Il faut s’y engouffrer sans toutefois être dupe. Une partie de nos semblables demeure encombrer de plastiques glacées qu’ils érigent comme référence ultime. Et pourtant, quoi de plus beau que le bonheur affiché sans complexe ! Une expérience simple prouve que le bonheur est contagieux. Il suffit que tu lui souris et la plupart te le rendront. Il suffit de sortir du carcan poussiéreux dans lequel se cloître les réactions maîtrisées, les mines lisses de machines à bouder, et parvenir enfin à s’épanouir. Un point de vue d’enfant dans un corps d’adulte. Ils ne connaissent pas le cynisme, la duperie, la flatterie et toutes nos déviances, s’accroupissent pendant de longues minutes pour observer une toute petite fourmi et ne se soucient pas de ce qu’ON peut penser d’eux. Sommes nous condamnés à la prétendue sagesse qui consiste à évincer tout étonnement de nos visages tandis que, paradoxalement, le regard de l’autre nous paralyse ?

Oui, c’est facile à dire et compliqué de rompre une habitude transmise en même temps que le langages. Facile à dire ? Dis le alors, exprime le, tant et si bien que tu finisses par te convaincre avant de l’appliquer à ton comportement. Décris moi tes désirs, tes caprices, tes lubies, ou tout ce qui bout dans tes veines, tes peurs, tes ressentiments afin que je te voie entière. Je te jugerai sans concessions mais si un seul affirme que tu es belle, le chemin qui mène de la croyance à la vérité sera presque parcouru.

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 13:56

Je l’aime mais je ne peux pas lui dire. Pourquoi ? A-t-on jamais la capacité d’expliquer sereinement les raisons qui nous poussent à ne pas agir. Seulement, je décide de la contacter quand même, de façon anonyme. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai.

Oui je sais, je suis loin des premiers écrits diffusés sur ce blog, et certains d’entre vous se demandent comment une telle attitude s’arrange avec la confiance en moi démesurée que j’affiche. C’’est bien là tout le problème, en effet. Bien sûr, je tais une ou deux explications, mais surtout, j’explique depuis le commencement qu’écrire sauve nos timides relations du marasme dans lequel s’enfoncent nos contacts physiques quand la pusillanimité s’impose. Un début vers l’affabilité, comme une sorte de méthode coué. Imaginer avec des mots que l’on se sent capable de toutes les audaces stimule nos actes et nos paroles dans la vie.

Je lui écrit donc. Une fois, sans réponse. Deux fois avec le même résultat. A la troisième tentative, je m’excuse finalement de l’honteux procédé employé et promet de cesser ces occultes essais. Elle répond à ce moment.

C’est étrange comme on peut désirer ardemment quelque chose et se trouver démuni lorsqu’elle survient alors qu’on ne l’attend plus. Après que je me suis ressaisi, nous entretenons une correspondance sporadique de quelques semaines qui alimente mon espoir de la séduire puis, peut être se lasse-t-elle ou une autre raison, plus rien. Deux derniers mots en vain, et je me morfonds.

Plus qu’une leçon amère, un amour brisé bouscule le corps aussi bien que l’esprit au delà de tout ce qu’on connaît. On peut considérer de surcroît que c’était la première fois que je me faisais jeter, enfin pour mes écrits. Des sentiments désagréables au possible bousillant un travail de longue haleine pour transformer le timide que je suis en séducteur raté. Vous vous étonnez de cet aveu tandis que je me décris comme beau garçon et que je vous invite à parler pour acquérir une force personnelle. Et oui, mon vécu justifie cette contradiction mais mon pendant féminin existe forcément. Je crois profondément que de belles femmes cachent leur beauté derrière des artifices, soit vestimentaires, soit comportementaux ou caractériels qui repoussent les approches masculines qu’elle appellent pourtant de leurs vœux. Des vraies timides en somme. 

Alors comment dévoilons nous notre véritable visage ? Comment extériorisons nous, nous les hésitants, les farouches qui réfléchissent jusqu’ à ce que la réponse deviennent périmée ?

Et si nous nous écrivions d’abord ?

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 11:46

Voilà un bon moment que je pose cette question. Je sais, je ne suis pas le seul et j'ai lu beaucoup de définitions personnelles sur le sujet mais elles ne me satisfont pas parce qu'elles sont incomplètes ou ne me correspondent pas, et pour cause!
Bien sûr, les signes physiques ne trompent pas. Le coeur qui s'emballe n'est pas qu'une métaphore de rimeurs en mal de séduction. Je l'ai connu, comme un dérèglement physiologique que le cerveau impose au corps, un cri de l'esprit qui résonne tant et si bien que tous les organes se liguent contre leur proprio jusqu'à le faire passer pour un couillon.
Elle se tient à mes côtés et comme d'habitude, j'ai les mains moites, un noeud dans le ventre et mes réflexions courrent après un semblant de cohérence en s'entrechoquant. Je ne peux pas lui parler, ça ne sert à rien, surtout si c'est pour sortir des bannalités empotées. "Ca fait plaisir ce temps, non ?" alors que l'envie m'assaille de me jeter à ses pieds, saisir sa main et lui déclamer que je l'aime, que je l'aime à un point tel que sa pensée annihile toutes les autres, que je vaincrai tout pour que son sourire se pose sur moi avec la tendresse de l'émotion comme unique sentiment, que son éclat efface toutes les femmes de mes prétentions, que ...
Jusqu'à quand ?
Jusqu'à ce que nous nous lassions ? Jusqu'à ce que je regarde une autre femme avec l'envie d'entendre le tintement de mon coeur enserrer mon estomac comme au début d'une relation ? L'amour éternel ! Je me demande si c'est possible.

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 13:07

Le nez planté devant le miroir, je me regarde. Je note les traces de vieillissement naissantes ; quand je souris, autour de la bouche, deux grandes faux descendent de mon nez, de part et d’autre de mon menton tandis qu’un éclatement de fines traînées démarre du coin extérieur de mes yeux comme un crépitement de feux d’artifice ; ou quand un haussement de sourcils étonné barre mon front comme il ne l’avait jamais fait avant. Oui, vous me diriez (si vous pouviez le faire j’entend) que le tout est peu marqué, presque imperceptible mais la vache ! ça commence par là et ça finit dans un fauteuil à mater Derrick tous les après-midi. Faut que je me magne, que je profite de la vie à fond, d’acheter tout ce dont j’ai pas besoin en passant par chercher toutes les sensations extrêmes par lesquelles je me sentirai vivant et qui ne serviront en fin de compte qu’à me vanter auprès de personnes insignifiantes, jusqu’à baiser tout ce qui passe. Dire que j’ai jamais fait de base jump et que je n’ai connu que quatre filles sexuellement. Ma vie est foutue.

Je sors en trombe, à la recherche de … quoi ? Drague, bordel ! Mais qui ? N’importe, tu veux du sexe, de la chair bien tendre, du rapide sans sentiments. Mon regard se perd dans le vague, le crescendo des voitures défilent en même temps que leurs couleurs criardes et leurs odeurs nauséabondes sans que je les aperçoivent, et je baisse la tête. Quand bien même je le souhaiterais, je ne saurais m’y prendre. Je cours, d’abord précipitamment pour distancer mes démons, puis épuisé, je modère l’allure et l’adapte à une fuite en avant de longue haleine.

Je la sens qui me rattrape malgré tous mes efforts. Elle s’insinue petit à petit, écartant un rire ici, déplaçant là ,subrepticement, le voile d’oubli qui se tisse continuellement devant son souvenir. POURQUOIAAAA ? Je ferme les yeux très fort, comme si ça pouvait la projeter hors de mon esprit mais elle demeure, tapie dans un coin, avec pour seule arme ce sourire angélique et dénué de toute agressivité où transparaît le rêve que son attitude a un moment suscité : elle m’aime ; ou je n’ai fait que rêvé.

Quelle solution ? Bien que ma déchirure diffère totalement d’une cuite , une connaissance m’a suggéré de traiter le mal par le mal. Evidemment, je tombe amoureux sur commande, la femme de ma vie m’attend au croisement de la route que j’emprunte tous les jours. Et je ne sais pas si c’est possible, comment m’y prendre ... Ecrire ?

Où es-tu ?

 

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 13:13

Il m’arrivait de devoir lutter. Il me fallait dominer mon regard insistant, l’empêcher de chercher son assentiment pour lui crier mes sentiments. Je l’embrassais d’un air détaché, comme d’habitude, une connaissance parmi d’autre que je saluais banalement, alors que tout mon corps se tendait à l’idée d’entrer en contact avec le sien. Les sensations remontent encore parfois :

Je sais que je vais la voir. La pression crispe mes traits, des tics nerveux y tressautent par endroit. Domine toi bon sang ! Au beau milieu de mon inconsistance, je m’exhorte à conserver mon calme et envisage de rebrousser chemin. Je ne peux pas repousser le moment plus longtemps. A quoi bon de toute façon, il ne se passera rien, c’est sûr. A part bafouiller et passer pour un imbécile à ses yeux, je ne risque rien, pas vrai. C’est horrible ! Devoir encore se contenter d’afficher un sourire idiot, celui qui dit tout et rien, je ne veux plus. Je respire un grand coup, un hochement de tête compulsif pour m’encourager. Aller !

Je me dirige vers elle d’une démarche que je soupçonne empruntée, pas naturelle. Le sourire est là, aussi con que je m’y attendais. Nos visages se touchent, je plonge dans l’odeur et la suavité de ses cheveux puis reviens en face d’elle pour me diriger vers son autre joue, nos yeux à quelques centimètres les uns des autres. Une distance infime. Il me suffirait de me pencher légèrement et nos lèvres s’effleureraient, lui signifiant une bonne fois pour toute ce dont j’ai envie. Je pourrais simuler une chute, un malaise ou que sais-je ? C’est ridicule évidemment et tandis que l’idée s’évapore, je recolle ma tête contre la sienne, de l’autre côté, les mêmes cheveux dispensant la même attraction. Au passage, ma main frôle la sienne dans un frisson qui se transmet de mon bras à ma nuque. Aussitôt le vertige me déstabilise et m’incite à me saisir de cette main tendue. Rien ne me retient de l’amener à moi, de la serrer dans mes bras passionnément, jusqu’à briser les relations conventionnelles de nos semblables et inventer une nouvelle manière d’aimer, pendant l’éternité, vivre comme un condamné qui voit l’ultime étincelle de vie s’immortaliser. Rien ne m’astreint à me priver de tout ce bonheur, rien … Tout. Je me détourne rapidement de la lueur d’embrasement que j’entraperçois posée sur sa pupille … ou bien est-ce un reflet ?. Le rituel se poursuit : « Ca va ? » « Bien, bien, et toi ? » Et un sourire qui se veut le plus placide possible, idiot.

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 13:22

L’Entrelacs encore et toujours ! Dans un spasme de rage je tente de me dégager, je secoue les entraves, je me débats, les traits déformés par l’effort et la frustration, je m’acharne, jusqu’ à épuisement, tant et si fort que la sueur se mêle à mes larmes. C’est trop rigide et puisque je ne parviens qu’à enserrer son emprise sur mon corps, j’abandonne. Pourquoi est-ce aussi douloureux ? La tête affalée, le menton ballottant au gré de mes soubresauts, je ne sais plus si j’halète d’effort, de chagrin ou de fureur. Quelle importance d’ailleurs. Je demeure attaché aux arcanes de la vie, des liens épais sur le crâne, des chaînes sur la poitrine qui me lacèrent négligemment. Face à une telle armada, il ne me reste plus qu’à abdiquer. Quel pouvoir est en mesure de m’extirper de ce trou où je croupis depuis si longtemps ? Personne ne passe jamais par ici. Je relève la tête, tout est noir alentour. J’effectue un tour d’horizon, comme un baroud d’honneur avant de rendre le cœur, sans espoir, juste pour dire adieu, et baisse à nouveau la tête au comble du renoncement. Au dernier moment, du coin de l’œil j’aperçois dans l’obscurité une lueur, à peine plus qu’une pénombre en comparaison de l’environnement. Je plisse les yeux afin d’affiner ma perception et je crois que le contact s’établit. Mon ardeur emplit soudainement mes veines, je me tends et je hurle. « Sauvez-moi ! Le manque d’émotion m’asservit. Vous là-bas ! Vous m’entendez ? Montrez moi l’amour ! » Le scintillement persiste mais rien n’en vient.

« Répondez-moi ! »

 

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 16:32

Je monte sur la planche. Hola, le geste était trop brusque et la résultante donne des saccades à ma monture. Voilà, il me faut juste stabiliser, comme ça, la pensée avant tout. Maintenant que je maîtrise les déplacements simples, j’estime pouvoir me lancer dans l’aventure. C’est parti ! Je me contente dans un premier temps de zigzaguer, doucement, afin de tester encore, s’il en était besoin, mes réactions et celles des autres. Une main par ci, un coup de tête par là, une pirouette, une volte-face, une trahison, un faux-semblant, un revirement. Quoi ? Un refus ? Il doit s’agir d’une erreur, elle n’a pas du se rendre compte que je suis le meilleur. Tant pis pour elle. De toute façon la descente continue, pas le temps de s’appesantir sur cette déconvenue.

Heureusement, ma conscience oriente mon embarcation entre les rails de la bienséance. Le hors piste n’est pas pour moi. Banzai ! Je repars avec autant d’envie qu’au départ, je caracole : cabrioles, culbutes, entrechats quand soudain j’aperçois une bosse digne de moi. J’y fonce bien sûr, décolle et cherche des prises pour équilibrer l’envol. C’est trop haut, ce n’était pas prévu. Pourtant je m’y accroche, c’est la femme de ma vie, jusqu’à ce que tout se dérobe alors qu’elles s’enfuient. S’ensuit une chute évidemment, douloureuse, mortifère, que je crois sans fin. Je me retourne pour apprécier une derrière fois le fabuleux destin devant lequel j’ai chu et appréhende alors ma trace, depuis le début. Rien qu’une succession de virages à la godille qui débouchent dans une impasse.

 

Je cherche à reprendre ma route mais quelque chose a changé dans mes manières, ma spontanéité, l’assurance qui exaltait mon point de vue sur tout :

Tu es magnifique, une fleur multicolore au milieu d’un champ de roses stéréotypées que je ne pouvais que remarquer … Vous êtes très jolie, vous savez. Bien sûr que vous le savez mais pas comme je vais vous le dire … Hem, hem vous avez l’heure s’il vous plait. Merci … « Comment puis-je oser lui parler ? » et je défaille, ravalant les mots bigarrés qui fleurissaient par delà ma bouche.

 

Ai-je grandi ? Non, je suis plus petit dans l’emphase, l’insouciance s’est amoindrie. Les barrières adultes s’imposent comme autant d’obstacles à franchir atrophiant mes pulsions en envies inassouvies, autant de liens qui me nouent les tripes et m’entraînent dans une valse immobile. Dur, moi qui veux du rock !

 

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 10:04

D’abord je n’ai rien ressenti. Le plus placide des jours, aurais-je pu penser pendant que la brise légère soufflait à mes oreilles d’une monotonie alanguissante. Je ne cherchais rien, rien qu’un peu de sens à l’engrenage complexe des rouages de mon existence. Un bonheur simple vaut mieux que la triste recherche inaboutie d’une transcendance, n’est-ce pas ? Quand toute espérance m’avait quitté, blasé par la dureté, durci d’amertume, il ne me restait plus qu’à suivre le courant, la fatalité commune. Les premiers signes se manifestèrent par un picotement, comme un arrière goût, une sensation que l’on distingue mais à laquelle on ne parvient pas à donner un nom connu.

Elle n’entre pas dans la catégorie des canons de beauté comme une figure de mode qu’on contemple tout en sachant qu’elle n’existe pas vraiment. Elle est juste jolie, pas de quoi en faire une affaire. Alors pourquoi l’évoques-tu ? Elle est simplement jolie, naturellement féminine, splendide de rondeurs proportionnées, abordable, gentille et rieuse, d’une douceur d’esprit que je distingue aussi charnelle sans pour autant renier une détermination profonde, une spontanéité rafraîchissante et un dynamisme prompt à éclater. Ensuite, au fur et à mesure des rencontres, la découverte de ses facettes amplifie les bourrasques de déstabilisation. Son odeur reconnaissable mêle tantôt des fragrances sucrées qui émane de sa peau, tantôt des parfums fleuris qui s’échappe de son épaisse chevelure au moment où elle m’effleure, entêtants, ensorcelants, à tel point irrésistibles que je lutte pour ne pas fermer les yeux et céder au diktat de mes sens, le nez levé, avançant envoûté, l’extase comme finalité lorsque j’imagine mon visage plonger dans la masse ondulante. Je me retiens donc, et pourtant ses yeux m’accaparent, d’aimables aimants en amande, calme ou enjoués, puis sensuels, dotés d’un magnétisme face auxquels la froideur acier de mon regard a bien des difficultés à conserver son impassibilité. On n’a pas le droit de dévisager les personnes de cette manière paraît-il mais comment ne pas la contempler quand les coins de ses lèvres se relèvent en un sourire mutin qu’elle semble me réserver, quand j’en meure d’envie ? Cette envie qui se transforme en supplice tandis que son rire cristallin la distille en besoin, besoin de l’entendre se perpétuer tant il m’enveloppe de sa gaieté apaisante et protectrice, besoin de savoir qu’elle est et sera heureuse pour toujours. Mais pour ça il ne faudrait pas me déclarer. Un dilemme en somme : Son bonheur me submerge de désir, la seule façon qu’elle me plaise, et pour la conserver je ne dois pas le lui dévoiler.

A la fin je m’efface et je ressens tout.

 

Par Nathan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus